Actu juin 2023
La pollution plastique est un véritable enjeu, que ce soit à l’échelle internationale, nationale ou locale. Celle-ci cause de nombreux risques sur la santé humaine et sur l’environnement.
Pourtant, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) presque 230 000 tonnes de plastiques inondent la mer Méditerranée chaque année. Un constat qui risque de s’aggraver si rien n’est fait. La situation géographique du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur, entre terre et mer, en fait un territoire particulièrement concerné par la lutte contre les déchets marins. En effet, 80% des déchets en mer proviennent de la terre dont 85% sont en plastique (Agence européenne pour l’environnement). Les déchets sauvages sont diffusés par différents phénomènes, principalement météorologiques et hydrologiques.
Au-delà de ses impacts sur le monde marin, les déchets ont aussi des impacts directs sur le territoire du Parc, notamment dans les milieux naturels dont les cours d’eau. En effet, les impacts sont nombreux sur la faune, particulièrement sur les oiseaux qui utilisent les déchets pour leurs nids et qui risquent de s’enchevêtrer avec.Ils sont aussi touchés par l’ingestion de plastique qui peuvent entraîner leur mort.

Les déchets peuvent aussi transporter des espèces exotiques envahissantes créant un déséquilibre dans les milieux, autant pour la flore que pour la faune. A proximité des cours d’eau, les petits amphibiens peuvent se retrouver piégés. De plus, la dégradation des plastiques polluent les sols et les cours d’eau à cause de la libération de microparticules ou de produits chimiques.
Les déchets sauvages ne sont pas seulement dus aux incivilités mais aussi aux envols, à des défauts de collecte, etc. Une des solutions pour lutter contre ce fléau est d’agir à la source en réduisant la production d’emballage, notamment plastique.
Pour cela, le Parc accompagne deux épiceries dans la réduction de leurs déchets, et incitation auprès de leur clientèle, dans le cadre de la Charte 0 déchet plastique de la Région Sud. Cette action est complémentaire à celles menées par d’autres acteurs du territoire, notamment le SMED et UNIVALOM. Ils organisent le défi “Famille zéro déchet” qui a pour but d’accompagner des familles volontaires, grâce à un kit, un suivi régulier ainsi que des ateliers, à la réduction de leurs déchets.
L’objectif principal est de réduire les emballages des épiceries et des consommateurs grâce à la vente en vrac.
“La vente en vrac se définit comme la vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables. La vente en vrac est proposée en libre-service ou en service assisté”. Elle permet donc d’éviter les emballages des produits vendus en épicerie, tout en limitant le gaspillage alimentaire.
Différentes phases de travail ont été nécessaires pour mener à bien le projet.
- Le premier axe de travail a été d’identifier les épiceries indépendantes non franchisées intéressées par le projet de réduction des déchets. Ce qui fut le cas pour les épiceries de Cipières et de Coursegoules.
- Grâce à des entretiens, il a été possible de prendre en compte les possibilités et les contraintes des épiceries. C’est à partir de leurs réponses, que le Parc a cherché des solutions adaptées. Prendre en compte les attentes des clients était également nécessaire. Pour cela, des questionnaires leur ont été soumis, pour connaître leurs habitudes de consommation, leur intérêt pour le vrac, etc… 48 personnes ont répondu.

- Après étude des enjeux, besoins, démarches similaires et fournisseurs du secteur (vrac, consignes, etc.), c’est la solution de vente en vrac qui a été retenue. Ce type de vente nécessite des aménagements particuliers au sein des magasins. Pour cela, les épiciers et épicières ont reçu plusieurs silos et bonbonnières, mis à disposition par le Parc. Les silos contiennent les produits secs (pâtes, riz, céréales pour le petit déjeuner, amandes, etc.). Quant aux bonbonnières, elles contiennent du café en grain, des gâteaux sucrés ou apéritifs, des épices, etc. D’autres produits sont disponibles en vrac ou à la coupe comme le fromage, la charcuterie, les olives, etc.


Afin de faciliter l’accès aux contenants, les épiceries ont reçu des sachets en coton, des gobelets réutilisables avec leurs couvercles et des boites de conservation alimentaire, qui sont consignés par les épiceries. En magasin et sur les réseaux sociaux des visuels ont été créé pour encourager les clients à venir avec leurs propres contenants et à consommer en vrac. Les épiceries concernées par le dispositif ont bénéficié d’une formation sur la thématique des réseaux sociaux.
N’hésitez pas tester en allant à la Supérette de Cipières chez Camille et à l’Epicerie du Cheiron à Coursegoules chez Xavier. Vous pouvez retrouver toutes leurs actualités sur leurs réseaux sociaux.
Facebook de la Supérette de Cipières Facebook de l’Epicerie du Cheiron
Si vous êtes une épicerie du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur et que vous aussi vous voulez réduire vos déchets, prenez contact avec le Parc ! contact@pnr-prealpesdazur.fr