Agriculture

L’agriculture joue un rôle essentiel dans l’équilibre des Préalpes d’Azur : c’est l’une de ses activités économiques les plus importantes. De tout temps, l’homme s’est adapté à la géographie du territoire, a façonné les pentes en restanques pour mieux les cultiver, a ouvert les milieux pour le pâturage et cultivé les terres fertiles au fond des vallées. Aujourd’hui, l’agriculture répond encore à de nombreux enjeux qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux. Le Parc accompagne le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement. 

  • Agriculture et environnement 

La principale activité agricole des Préalpes d’Azur est le pastoralisme, c’est à dire l’élevage extensif sur des parcours naturels. Brebis, chèvres, vaches, et même chevaux parcourent ces espaces pour se nourrir et produire de la viande et du lait. Les productions issues de cette pratique sont variées. On trouve principalement de la viande d’agneau mais aussi des fromages de brebis, de chèvre ou de vache, qu’ils soient frais, secs ou bien en tommes.

Activité millénaire, le pastoralisme rend de nombreux services à l’environnement. En faisant pâturer leurs bêtes dans les espaces ouverts ou les sous-bois, les éleveurs contribuent au maintien d’une mosaïque de milieux (prés, landes, forêts… ) auxquels sont associés des biodiversités spécifiques.  

Par exemple, la biodiversité des prairies fleuries est exceptionnelle. On y retrouve un cortège de plantes dont les services vont bien plus loin que la nutrition animale. Pour faire connaître ces espaces et encourager les agriculteurs qui les entretiennent, le Parc a organisé 4 années de suite le Concours général agricole des Prairies Fleuries. 

Pour valoriser ces pratiques et encourager les agriculteurs à les faire perdurer, le Parc s’est lancé en 2016 dans l’animation des Mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC). Les agriculteurs s’engagent volontairement à mettre en place des mesures spécifiques sur la gestion des pâturages, des prairies, des cultures maraîchères ou encore des vergers.

  • Agriculture et patrimoines  

Les Préalpes d’Azur sont à la croisée d’influences diverses qu’elles soient géomorphologiques, climatiques ou historiques. Pour s’adapter et pouvoir cultiver la terre, l’Homme à façonné les espaces. C’est ainsi que l’on retrouve une diversité de paysages agricoles en lien avec la diversité des cultures pratiquées :

    • Des zones de montagnes comme les grands plateaux (Caussols, Calern, Saint Barnabé) où prédomine l’élevage pastoral mais aussi des vallées étroites où se trouvent des espaces pastoraux et des plaines où sont cultivés céréales et prairies.
    • Les coteaux situés à l’Est et au Sud où le climat plus clément permet une agriculture méditerranéenne : oliviers en restanques, maraichage et plantes à parfums, aromatiques et médicinales.
    • La vallée de l’Estéron profite d’un climat particulier et où l’on retrouve des cultures atypiques pour une zone de montagne comme la culture de l’olivier.

Afin de préserver ces espaces, le Parc mène depuis 2017 une action sur la préservation du foncier agricole et naturel en réalisant un diagnostic foncier pour mieux connaître ces espaces et mieux les valoriser et en menant des actions de sensibilisation des élus et des propriétaires privés aux enjeux de ces espaces et à l’importance d’y préserver ou relancer une activité agricole.

Le terroir, les pratiques et les savoirs-faire sont autant de patrimoines à préserver et à valoriser. On retrouve sur le Parc des labels qui valorisent la qualité des pratiques et des produits comme Agriculture biologique, Nature & progrès ou Demeter. Les labels AOP Huile d’Olive de Nice et Olive de Nice valorisent la typicité de l’oléiculture locale. Le Parc se trouve également dans l’air de l’IGP Miel de Provence. 

Pour accompagner les agriculteurs engagés dans une démarche durable, le Parc a mis en place la marque Valeurs Parc naturel régional.

  • Agriculture de proximité  

La mutation démographique de la fin du XXe siècle a entraîné la perte de certaines cultures et de certains savoir-faire. Le Parc s’est engagé dans des actions d’identification et de redynamisation de filières. Ainsi, deux projets ont pu être accompagnés par le Parc en lien avec le programme de financement européen LEADER : 

  • Laine Rebelle : relocalisation de la filière laine dans les Préalpes d’Azur
  • Redynamisation de la filière arboricole dans le Haut Pays, en lien avec un projet de connaissance et de transmission des savoirs autour des variétés anciennes de fruitiers

Le Parc travaille actuellement à la redynamisation d’une filière pois chiches face à la demande croissante du secteur secondaire.  

Accompagner le développement de l’agriculture, c’est aussi faire connaître les pratiques et les produits à un large public. C’est pourquoi le Parc édite un guide des producteurs qui recense les agriculteurs pratiquant la vente directe. 

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