Renouvellement du label Sites rivières sauvages
Le 5 juin 2025, le comité national de labellisation a validé le renouvellement du label « Sites Rivières Sauvages » pour les Rivières Rouges et l’Estéron.
Forts de la satisfaction du premier programme, les élus locaux ont souhaité renouveler la labellisation Sites rivières sauvages et ont élaboré un nouveau programme pour 2025-2030 !
Un audit de l’AFNOR, réalisé en mai 2025, a permis de vérifier la conformité des sites, d’évaluer les progrès accomplis et la pertinence des nouvelles actions. Les élus y ont réaffirmé leur engagement en faveur de la préservation des rivières.
Le programme d’actions 2025-2030 prolonge les dynamiques engagées lors du précédent cycle. Il renforce le volet scientifique, avec le suivi de la qualité des cours d’eau, la caractérisation bioclimatique des milieux face au changement climatique et l’étude des impacts liés aux activités de pleine nature. Ces travaux permettront d’affiner la connaissance du territoire et d’adapter les actions de préservation.
Le programme reconduit également les actions de participation citoyenne, tout en poursuivant les efforts de communication et de sensibilisation, notamment à travers le programme pédagogique « Graines de Rivières Sauvages ».
Mais qu’est-ce qu’un site Rivières sauvages ?
Une Rivière Sauvage est un cours d’eau d’exception, vivant et préservé, qui s’écoule librement, et abrite une biodiversité remarquable et une eau de grande qualité.

Le label Sites Rivières Sauvages, créé en 2014, est un outil de conservation volontaire qui reconnaît à la fois le caractère naturel exceptionnel d’une rivière et l’engagement des acteurs locaux pour en assurer la préservation en cohérence avec les usages du territoire. Véritable levier de coopération et de mobilisation, il favorise une gestion intégrée des milieux aquatiques et de la ressource en eau à l’échelle du bassin versant.
Plutôt qu’un dispositif réglementaire, ce label encourage la concertation et une appropriation collective et affective de la rivière, plaçant sa préservation au cœur des priorités locales.
L’Association du Réseau des Rivières Sauvages (ARRS) rassemble les gestionnaires des rivières labellisées. Elle favorise les échanges d’expériences, propose des pistes d’actions pour répondre aux enjeux rencontrés sur le terrain, et met à disposition divers outils : le programme pédagogique «Graines de Rivières Sauvages» à destination des scolaires, des projets de recherche scientifique innovants, ou encore des supports de sensibilisation.
Un label exigeant fondé sur 47 critères
La labellisation s’appuie sur une grille d’évaluation rigoureuse comprenant 47 critères écologiques et socio-économiques. Elle permet d’évaluer le niveau de naturalité du cours d’eau, d’identifier les pressions existantes et de construire, avec les acteurs locaux :
- préserver le caractère sauvage de la rivière,
- restaurer les altérations éventuelles,
- sensibiliser habitants et visiteurs.
Les dossiers complets sont disponibles sur le site du SMIAGE qui porte la démarche.
Une première labellisation en 2018 sur plusieurs cours d’eau des Alpes-Maritimes :
- L’Estéron sur 64 km,
- Les Rivières Rouges : le Cians (25 km), la Roudoule (14 km), le Vallon de Cante (10 km) et la Clue d’Amen (7 km), tous labellisés de la source à la confluence.
La démarche a été initiée en 2018 par la Communauté de Communes Alpes d’Azur pour les Rivières Rouges et par le Conseil de développement du Parc naturel régional des Préalpes d’Azur pour l’Estéron.
Programme d’actions 2018-2023
Coordonné par le SMIAGE et ses partenaires, le programme d’actions 2018-2023 a permis de valoriser ces milieux naturels et de réduire les pressions sur leur naturalité, grâce à la forte implication des élus et des acteurs locaux.
La sensibilisation du public a été renforcée grâce à des stands lors d’événements locaux, à la pose de panneaux signalant les sites labellisés et à des projets scolaires menés avec le programme « Graines de Rivières Sauvages », qui a permis de sensibiliser près de 500 enfants.
La participation citoyenne a été encouragée à travers des opérations de ramassage de déchets et des inventaires naturalistes.
Plusieurs études scientifiques ont été lancées, notamment sur les diatomées via l’ADN, sur l’impact du canyoning, sur les ressources en eau souterraine du massif du Cheiron et sur la caractérisation d’un hydrosystème alpin en contexte méditerranéen, afin d’adapter les stratégies de gestion au changement climatique.